Vos e-mails partent chiffrés. Pourtant, quelqu’un peut déjà en garder une copie, en attendant patiemment le jour où il pourra la lire.
C’est tout l’enjeu de la cryptographie post-quantique (CPQ) : protéger dès aujourd’hui la confidentialité de vos données face aux ordinateurs quantiques de demain. Pour vos échanges, la course est lancée. À vos marques, prêts, partez !
« Harvest Now, Decrypt Later » : une menace qui a déjà commencé
Ce scénario porte un nom : « Harvest Now, Decrypt Later », autrement dit « récolter maintenant, déchiffrer plus tard ». Il consiste à copier aujourd’hui des échanges chiffrés, puis à les stocker sans bruit pendant des années.
Le jour venu, il suffira de les ouvrir. Ce sera possible dès qu’un ordinateur quantique saura casser RSA et les courbes elliptiques, les algorithmes qui protègent aujourd’hui la plupart des échanges chiffrés.
Le Q-day, une échéance sans date précise
Ce jour-là a lui aussi un nom : le Q-day. Il pourrait survenir vers 2035. Personne n’en connaît la date exacte, mais la vraie question est ailleurs.
Vos données doivent-elles rester secrètes dans dix ans ?
Vos comptes rendus de comité, vos offres, vos dossiers RH doivent-ils encore rester secrets dans dix ans ? Si la réponse est oui, ils sont déjà exposés. Car un échange copié aujourd’hui pourra être lu demain.
Cryptographie post-quantique : un calendrier déjà fixé
Si la date du Q-day reste incertaine, le calendrier, lui, est fixé :
2027 : l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) ne qualifiera plus de produits sans cryptographie post-quantique ;
2030 : les achats devront porter sur des solutions résistantes ;
2035 : fin de la migration prévue par la feuille de route européenne.
Autrement dit, la transition ne se prépare plus à long terme : elle commence maintenant.
Le double verrou : ML-KEM et X25519 combinés
Bonne nouvelle : la réponse existe déjà. Elle repose sur un double verrou, qui associe deux mécanismes d’échange de clés.
ML-KEM (standard FIPS 203) est un algorithme conçu pour résister aux ordinateurs quantiques. X25519 est un algorithme classique à courbe elliptique. Combinés, ils protègent la clé tant que l’un des deux résiste.
Avec Secuserve, la protection est déjà disponible
Chez Secuserve, cette protection n’est pas une promesse pour demain. Elle est déjà intégrée à nos solutions, à chaque étape de vos échanges.
Le chiffrement post-quantique dans SecuShare, MAX et My e-securemail
SecuShare, MAX et My e-securemail chiffrent déjà en post-quantique.
Un acheminement des e-mails sécurisé avec e-securemail
e-securemail impose TLS 1.3, la version la plus récente du protocole qui chiffre les échanges entre serveurs de messagerie. Il s’appuie aussi sur DANE et MTA-STS, deux mécanismes qui garantissent que ce chiffrement est bien appliqué et ne peut pas être contourné.
Enfin, e-securemail signe déjà en DKIM2, la nouvelle génération de la signature qui atteste l’origine et l’intégrité d’un e-mail.
Chiffrement des messages et authentification forte avec optimails, Optimails SHEX et JiiMail
Les messageries optimails, Optimails SHEX et JiiMail proposent S/MIME et OpenPGP, deux standards qui chiffrent le contenu même des messages. Elles offrent aussi l’authentification multifacteur (MFA) ou par clé physique YubiKey, pour que seul le bon utilisateur accède à sa messagerie.
À retenir
Avec le scénario « Harvest Now, Decrypt Later », vos e-mails chiffrés peuvent être copiés dès aujourd’hui pour être lus plus tard.
Le Q-day pourrait survenir vers 2035 : les données qui doivent rester secrètes dans dix ans sont déjà exposées.
Le calendrier est fixé : 2027 pour l’ANSSI, 2030 pour les achats, 2035 pour la fin de la migration européenne.
Le double verrou ML-KEM et X25519 protège la clé tant que l’un des deux résiste.
Les solutions Secuserve intègrent déjà ces protections.
Le départ est donné
Secuserve vous propose des solutions françaises et souveraines, parce que vos e-mails de 2026 doivent rester secrets et souverains en 2035. Le départ est donné : on y va ensemble ?
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